Les esprits des malades et des infirmières

Réalisé à Paris, le 22 septembre 2016

Lieu d’investigation : Val d’Oise (95)

Type de bâtiment : Sanatorium désaffecté

Paramètres : Début de soirée, temps sec et chaud (25°C environ)

L’histoire du lieu

À la fin des années 1920, le département de la Seine et Oise enregistrait une recrudescence inquiétante de cas de tuberculose pulmonaire, notamment dans les centres urbains alors en plein essor industriel et démographique. Environ 10 000 tuberculeux mouraient par an et en 1929, une épidémie toucha 700 000 personnes en France. En 1930, le préfet du département et le conseil général décidèrent la création d’une « Maison de la Cure ».

En 1936, le sanatorium, alors au faîte de son fonctionnement, accueillait 430 tuberculeux.

Situé en pleine zone de conflit armé, le sanatorium dut, évacuer les malades qui furent répartis dans différents centres de cure provinciaux protégés.

Fin 1940, le pavillon Bonnefoy-Sibour fut alors réquisitionné par les autorités militaires d’occupation sur ordre du Préfet de Seine et Oise pour devenir le premier « Camp d’Internement Administratif de la Zone Nord En tout, environ 1500 prisonniers, hommes et femmes, y furent détenus, dont des députés communistes. Des centaines furent déportés vers les camps de concentrations d’où peu revinrent. Le camp d’internement ferma ses portes en 1942 pour être remplacé par un centre d’entraînement de miliciens.

Une stèle commémorative fut érigée sur le site. Elle stipule que le sanatorium est considéré comme un camp de concentration

Les bâtiments furent abandonnés progressivement après la deuxième guerre mondiale, les dernières unités fermèrent dans les années 1980.

Rapport d’enquête

Nous arrivons en milieu d’après midi sur la commune ou se trouve le site et nous décidons d’emprunter des sentiers forestiers afin de rejoindre le sanatorium.

Ces sentiers traversent une foret calme et bien préservée, je tiens à préciser que nous n’avons croisé personne tout au long de la pré-enquête qui a duré environ 3h30.

Après 10 minutes de marche et aucun ressenti particulier, nous nous retrouvons à l’orée d’une clairière ou de magnifiques arbres nous accueillent. Nous ressentons un apaisement et un bien être à cet endroit, une sorte d’énergie positive semble émaner de ce lieu. Nous décidons de commencer l’enquête mais aucun résultat quantifiable avec notre matériel.

Ensuite, nous quittons l’endroit et après pas mal de marche, de cul de sacs et de mauvaise direction, nous arrivons au sanatorium, sorte de paquebot échoué, abandonné depuis plus de 30 ans. Nous constatons que la nature reprend ses droits dans ce lieu ou même en plein jour, des zones très sombres, surtout dans les étages inférieurs obligent à mettre le flash pour les photos.

Nous visitons, parcourons le site et nous recherchons et choisissons, l’endroit idéal pour poser notre matériel.

Nous installons le matériel, les détecteurs EMF sont installés, nous nous présentons et tentons d’interagir par le biais de question et d’une ghost box, Nous lançons vers la fin une séance de PVE de quelques minutes. J’aperçois à ce moment là une ombre très sombre du coin de l’œil, peut être est ce un problème de vision de ma part car j’étais un peu fatigué à ce moment là…

Par contre la séance de PVE aura été fructueuse, en effet une voie désincarnée se distinguera à l’écoute, nous souhaitant la bienvenue (écoute à chaud donc subjective), le pve est en cours d’analyse et de traitement et nous en reparlerons et le diffuserons si le nettoyage est concluant.

Pour conclure, je pense que ce site est intéressant, que le cadre est incroyable et intimidant. Malgré les ressentis et une atmosphère pesante, sans doute dû au poids de l’histoire, nous ne pouvons pas conclure que le site soit hanté.

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